Portrait de Ferme-Neuve

Un bref portrait de la Municipalité de Ferme-Neuve

Ferme-Neuve est situé en milieu rural. Son territoire s’étend sur 790.24 km carré avec une densité de 3.2 habitants/km. De nombreux lacs, rivières, forêts, montagnes et terres agricoles composent une grande partie du territoire. Le village, situé dans une vallée, est traversé par la rivière du Lièvre, un des affluents de la rivière des Outaouais.

Il est à 18 km seulement de la ville centre de la MRC Antoine-Labelle soit Mont-Laurier et en amont de trois municipalités plus au Nord dont Mont St-Michel, Lac St-Paul et Ste-Anne-du-Lac.

À caractère mono-industriel dans le domaine forestier, la municipalité soutient actuellement les projets qui permettront une diversification de l’économie afin de contrer les soubresauts de l’exploitation forestière. La vocation touristique ayant débuté dans les années 1930 avec la chasse, la pêche et ensuite les sports motorisés, tente de prendre aujourd’hui une place plus importante. L’offre se diversifie avec la présence d’un parc régional sur notre territoire qui ajoute la pratique des sports de plein air sur des kilomètres de sentiers en pleine nature sauvage (ski de fond, raquettes, randonnées pédestres, hébergement en montagne…).

Un peu d’histoire

Avant le début du XIX, le territoire correspondant à la municipalité de Ferme-Neuve est peuplé essentiellement de nomades autochtones. Vers 1835, le gouvernement du Québec accorde des concessions forestières le long de la Lièvre sur les territoires non-colonisés.

Un dépôt pour approvisionner les chantiers est aménagé sur la rive ouest de la rivière du Lièvre au pied de la Montagne du Diable. Ce dépôt deviendra une importante ferme forestière, la «ferme neuve» de la montagne. En 1886, le curé Labelle remonte la rivière du Lièvre jusqu’à la ferme de la montagne et visite les colons déjà installés sur la rive est de la Lièvre.

Cette belle ferme étendue sur tout l’espace du village actuel devient la propriété, vers 1888, de Cyrille Lafontaine par l’intermédiaire de son curé de Notre-Dame-du-Laus, Eugène Trinquier, missionnaire depuis 1873 sur notre territoire… Le jeune fils de Cyrille Lafontaine, Léonard, exploite cette belle ferme et sera reconnu comme le premier agriculteur de cette nouvelle colonie.

La vocation première de notre territoire a été l’exploitation de nos riches forêts de pins par des marchands de bois venus de la région de Hull. La compagnie James Maclaren deviendra la seule propriétaire du droit de coupe des deux rives de la Lièvre à la fin du 19e siècle.

Lors de l’organisation du territoire en municipalité en 1901, sa vocation agricole est toutefois prédominante, la municipalité est reconnue comme l’une des plus prospères des cantons du Nord.

Le travail en forêt garde toujours une place très importante, il permet à plusieurs colons de travailler dans les chantiers durant la saison hivernale ou encore de vendre du bois de leur propre lot.

À partir de 1901, le développement de cette jeune colonie s’accélère, on assiste à la construction des premiers moulins à scie, des écoles, de l’église, du presbytère, des routes, du pont Rouge, de nombreux commerces agro-alimentaires et de magasins généraux. Les services postaux, de télégraphe, financiers, d’incendie, d’aqueduc et de l’électrification apparaissent ou se modernisent.

La population se concentre d’abord en campagne. Au recensement de 1921, 88% (1 828) des citoyens vivent dans les rangs et 22% (511) dans le village. Il faut attendre 1951 pour voir une majorité des citoyens habitée le village. Jusqu’à maintenant, c’est en 1956 que la municipalité dénombre son plus grand nombre d’habitants, soit 3 347. Depuis 1961, la population oscille autour de 3 000 habitants. Ce chiffre varie selon la santé de notre principal fournisseur d’emplois, soit l’industrie forestière.

Articles extrait du document intitulé «Politique de la famille et des aînés, Municipalité de Ferme-Neuve, Ensemble sous un même toît»